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Groupe 3 (présentiel)
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Wikipédia, une encyclopédie collaborative en quête de crédibilité : le référencement en questions L’encyclopédie Wikipédia se caractérise par un mode d’élaboration ouvert et collaboratif. La singularité de son modèle éditorial amène à s’interroger sur la crédibilité que lui attribuent ses lecteurs ainsi que sur l’activité normative de la communauté wikipédienne pour la garantir. Une hypothèse serait ainsi que le référencement est un moyen de renforcer la crédibilité des informations encyclopédiques, ce qui pose la question de l’identification de la fonction de ce procédé rhétorique par le lecteur. Pour appréhender les questions relatives à la valeur épistémique de l’information, un modèle de communication documentaire articulant autorité cognitive, confiance, crédibilité et référencement est proposé. Une enquête par questionnaire auprès de jeunes scolarisés (11-25 ans) montre que la confiance envers Wikipédia varie selon le niveau de scolarité. Elle est influencée par la réputation académique, majoritairement négative, de l’encyclopédie. Par la suite, les effets d’un projet pédagogique dans lequel des lycéens deviennent des contributeurs à l’encyclopédie sont analysés. Une évolution positive de la confiance envers l’encyclopédie est relevée tant chez les professeurs que chez les élèves, ceux-ci prenant conscience de l’importance des règles communautaires et du référencement. Enfin, les évolutions des règles relatives au référencement au sein de la Wikipédia en langue française et les débats que ces règles ont suscités entre 2002 et 2013 sont étudiés. L’approche anthropologique et historique adoptée met en évidence le rôle central attribué au référencement pour faire face aux problèmes de confiance épistémique rencontrés par la communauté wikipédienne. Elles révèlent également les tensions inhérentes à ce projet éditorial. -
Wikimédia aujourd'hui : territoires, sciences et données ouvertes, pratiques informationnelles et collaboratives, enjeux socioéconomiques Cette journée d’étude, organisée en 2022 dans le cadre d'une résidence Wikimédia, explore les multiples facettes de Wikimédia : pratiques informationnelles et collaboratives, circulation des savoirs, enjeux territoriaux et socioéconomiques, et réutilisation des données ouvertes. Les intervenants présentent des analyses sur les communautés de Wikipédia, les usages professionnels de l’open data, les enjeux de gouvernance, ainsi que la place de Wikimédia dans différents contextes nationaux. -
Science 2.0 : pratiques informationnelles et usages des chercheurs (STM) -
Rôle d'un espace de travail numérique privé dans une activité d'édition collaborative de cartes conceptuelles. Cas d'étude en lycée L'utilisation des artefacts numériques pour la réalisation d'activités d'apprentissage reste le plus souvent individuelle, faute de disposer d'environnements adaptés, tant du point de vue du matériel que des applications et des pratiques pédagogiques. Cette recherche rend compte de l'expérience d'usages de différents artefacts dans une activité collaborative d'élaboration de cartes mentales et conceptuelles proposée en cours d'histoire de seconde. L'objectif principal est l'étude du rôle de l'espace de travail privé pour l'édition collective de cartes mentales et conceptuelles. Plus précisément, l'objectif est d'évaluer si le recours aux artefacts numériques lors de l'édition collective de cartes mentales et conceptuelles favorise les processus de confrontation cognitive constitutifs de la collaboration. Pour répondre à cet objectif, deux itérations (expérimentation pilote et expérimentation) ont été réalisées avec deux prototypes de dispositif numérique de collaboration qui permettent aux élèves de différencier leur espace de travail individuel de l'espace collectif. La première expérimentation pilote a été réalisée en 2015 avec un prototype de cartes mentales existant avant l'étude. Elle a consisté à valider le protocole expérimental de la recherche et à préciser les questions de recherche et les hypothèses. La deuxième expérimentation, quant à elle, a été réalisée au cours de l'année 2016 via un prototype de cartes conceptuelles conçu et développé dans le cadre de cette recherche. Cette expérimentation a eu pour but d'éprouver les trois hypothèses formulées, qui s'inscrivent dans la théorie de l'apprentissage social de Bandura (1980) et portent à la fois sur des déterminants environnementaux, cognitifs et comportementaux. La première hypothèse (déterminants environnementaux) suppose tout d'abord que la médiation instrumentale d'une activité d'apprentissage collaborative a une influence sur la participation des élèves. La deuxième hypothèse (déterminants cognitifs) quant à elle, soutient que l'adjonction d'un espace de travail personnel de l'élève à un espace d'interaction collectif favorise des processus cognitifs présents dans la collaboration : le conflit sociocognitif (Doise et Mugny, 1997; Perret-Clermont, 1979), l'étayage (Bruner, 1997) et la vicariance (Bandura, 1980; Pentland, 2015). Enfin, la troisième hypothèse (déterminants comportementaux) suggère que la participation individuelle des élèves sur l'élaboration d'une carte conceptuelle collective est influencée par la culture affective du groupe. Afin de vérifier ces 3 hypothèses, un plan expérimental multifactoriel croisé a été mis en place, ce qui a permis de tester les variables indépendantes simultanément auprès de 7 groupes de lycéens de seconde en classe d'histoire. L'analyse de données effectuée est centrée sur la nature des interactions orales et numériques des élèves, ainsi que sur leurs productions écrites et leurs réponses aux entretiens collectifs et aux questionnaires individuels. Les résultats montrent la tendance du dispositif numérique de collaboration (artefacts, organisation de l'activité, scénario pédagogique) à favoriser le processus d'étayage et vicariance suite aux échanges nécessaires à la coordination des tâches techniques d'édition de la carte conceptuelle. Les résultats indiquent qu'après l'utilisation d'un espace privé numérique, les élèves ont des conflits sociocognitifs significatifs lors du travail en groupe, les entraînant à accepter les réponses les plus ouvertes afin d'éviter la confrontation. -
Réflexions sur l'analyse des pratiques informationnelles collaboratives Peu de travaux en sciences de l'information se sont intéressés aux pratiques informationnelles collaboratives et de ce fait, nous n'avons pas une compréhension profonde des actions et opérations qui peuvent être entreprises, par exemple, par un groupe de personnes agissant ensemble pour rechercher, récupérer, et utiliser des informations. La recherche d'information est généralement traitée en tant qu'activité essentiellement individuelle, comme en témoigne la majorité des modèles de recherche d'information où l'individu est au cœur de la modélisation. Dans cet article, nous proposons un cadre théorique basé sur la théorie de l'activité pour étudier la recherche collaborative d'information. Nous nous basons sur la littérature en sciences de l'information et en d'autres disciplines, où la théorie de l'activité est utilisée, pour déterminer les éléments importants à prendre en compte dans l'étude d'une activité de recherche collaborative d'information. Le cadre théorique développé est utilisé pour analyser un cas de recherche collaborative d'information où des petits groupes d'étudiants sont impliqués dans la réalisation d'un travail collectif visant à produire un dossier documentaire sur un sujet donné. -
Processus de mutualisation dans les organisations info-documentaires Quelles sont les raisons qui poussent des organisations de toute sorte à vouloir mutualiser leurs activités ? Les situations dans le cadre des unités documentaires sont diverses de manière globale et elles le sont encore plus particulièrement pour les structures institutionnelles ou associatives. Comment les professionnels de l'information peuvent-ils à l'ère du numérique envisager la mutualisation ? Comment envisager de collaborer avec une autre entité tout en conservant une partie de soi ? Sur quelle base doit-on aujourd'hui envisager la mutualisation ? -
Pratiques sociales de l’information documentation -
Pratiques informationnelles dans une communauté professionnelle : les conditions d'émergence de la durabilité des écosystèmes informationnels Les pratiques informationnelles dans une communauté professionnelle en écoconstruction soulèvent le problème de la durabilité des écosystèmes informationnels. Une recherche menée dans le cadre d'un projet aquitain en France permet d'analyser la place des pratiques informationnelles dans la gestion de la durabilité. Face à un enjeu social fort, une communauté professionnelle peut-elle parvenir à structurer ou autogérer un système d'information durable, à la fois cohérent avec ses objectifs affichés et résistant dans le temps aux évolutions des contextes économiques, techniques, sociaux, malgré l'absence d'organisation externe ? Pour appréhender les pratiques informationnelles de la communauté professionnelle, la méthodologie de la recherche a reposé sur trois types d'approches : sociologique, sémio-pragmatique et documentaire. Trois orientations des systèmes informationnels émergent, vers l'acteur, vers l'organisation et vers l'activité. C'est autour de l'activité par les réseaux entre acteurs que les interactions et les formats se structurent pour assurer la durabilité de l'information. -
Mutualisation des ressources numériques et espaces collaboratifs Quelles sont les raisons qui poussent des organisations de toute sorte à vouloir mutualiser leurs activités ? Les situations dans le cadre des unités documentaires sont diverses de manière globale et plus particulièrement dans les organisations de type institutionnel ou associatif. Comment les professionnels de l'information peuvent-ils à l'ère du numérique envisager la mutualisation ? Comment collaborer avec une autre entité tout en conservant une partie de soi ? Sur quelle base doit-on aujourd'hui élaborer un projet de mutualisation ? Telles sont les questions abordées dans ce travail de recherche. -
Les dispositifs collaboratifs en contexte professionnel La société se transforme, se mue et chacune de ses transformations est visible par l'aspect décrit par le terme accolé à " société " (société de l'information, société de la connaissance, société du savoir, société numérique). Ces transformations sociétales ont un impact considérable sur les secteurs professionnels, certains secteurs connaissent des changements plus vite que d'autres. Ainsi, les mutations du secteur de l'information-documentation ne datent pas d'aujourd'hui, l'impact numérique y est important. Cet aspect s'est encore plus accentué, mais les perceptions ont changé, les unités documentaires se " métamorphosent " pour " élargir l'espace et rétrécir le temps " comme l'évoquait J. de la Vega en parlant des bibliothèques numériques. Le modèle expérimental instauré par l'institution éducative pour la mise en place de ce nouveau lieu des savoirs que sera le CDI de demain gagnerait à intégrer un élément du processus de mutualisation : la capitalisation des connaissances, des savoirs et savoir-faire, ainsi que des pratiques informationnelles des professionnels de l'information. Pour cela, un dispositif collaboratif soutiendrait cette mutualisation, il s'agit de la mutualisation d'un nouvel espace, redéfini, intégrant de nouveaux usages possibles, de nouveaux lieux d'interactions remettant au cœur des préoccupations une forme de médiation globale articulant médiation humaine et médiation numérique.... Revoir la notion d'espace documentaire, comme un lieu de médiation étendu (Fabre, 2013) avec ces espaces sans fin est une réflexion à mener avec les professionnels de terrain et les chercheurs. Envisager cette réflexion à travers un observatoire dans un cadre d'une recherche-action serait à notre sens une réponse appropriée, car elle permettra une interaction entre le monde de la recherche et celui des acteurs de terrain avec des territoires communs à explorer... La recherche décrite ici s'inscrit dans cette perspective. -
Les activités informationnelles en contexte de travail : questionnements en information-communication Dans ce chapitre, nous proposons de dessiner les contours des activités informationnelles en contexte professionnel et de mettre en évidence les dimensions sociales, opérationnelles et stratégiques qui participent de leurs constructions. Nous montrons également les apports des sciences de l'information et de la communication pour aborder la question des activités informationnelles au travail. -
La collaboration scientifique en ligne. Une dynamique coopérative saisie dans ses enjeux et contraintes institutionnels. L'article analyse comment les outils numériques transforment le travail collectif des chercheurs en facilitant le partage de données, l’échange continu et la co-construction des connaissances. Il montre toutefois que ces potentialités collaboratives se heurtent aux cadres institutionnels traditionnels de la recherche : normes de publication, critères d’évaluation, hiérarchies académiques et logiques de reconnaissance qui restent largement centrés sur l’individu. Ainsi, si le numérique ouvre la voie à des formes plus ouvertes et horizontales de coopération scientifique, leur plein développement dépend d’une évolution des structures et des règles institutionnelles qui conditionnent aujourd’hui la production et la valorisation du savoir. -
L’Édition numérique collaborative et critique de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert (ENCCRE), comme prototype d’un laboratoire virtuel de recherches sur l’Encyclopédie et les Lumières L’Édition numérique collaborative et critique de l’Encyclopédie (1751-1772), l’ENCCRE, est un projet numérique réalisé par une équipe internationale et pluridisciplinaire de 130 membres. Parmi cette équipe figurent plus d’une centaine de chercheurs spécialistes de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, des chercheurs en informatique, des ingénieurs, des étudiants et des bénévoles. L’édition réalisée dans ce cadre repose sur une ambitieuse politique d’annotation fondée sur plusieurs niveaux d’articulation entre la matérialité de l’exemplaire original sur lequel s’appuient l’édition, la représentation numérique de l’œuvre et l’apparat critique que nous sommes en mesure de constituer. L’ENCCRE s’appuie en effet sur une interface de consultation, complétée, en amont, par une interface collaborative d’édition munie de nombreux outils à disposition des chercheurs pour décrire, annoter et effectuer des recherches sur l’œuvre. Nous examinerons les possibilités et limites actuelles de cet espace numérique au regard de ce qu’il tend et aspire progressivement à devenir : un laboratoire virtuel de recherche sur l’Encyclopédie, où l’étude collective de l’œuvre et de son contexte doit permettre aux diverses facettes de l’histoire des idées, des sciences et des techniques au siècle des Lumières de se rencontrer, de s’enrichir et d’avancer de concert. -
Intelligence collective et organisation des connaissances La thématique de l'organisation des connaissances été traitée sous l'angle des schémas d'organisation , des mécanismes de représentation et des outils techniques mais aussi de la médiation. Ces questions sont au cœur des mécanismes de production et d'accès à l'information, de construction et de circulation des savoir. Dans une société de plus en plus globalisante, on se pose la question aujourd'hui de l'apport d'une intelligence collective dans l'organisation des connaissances. Cet ouvrage regroupe divers textes présentés lors du colloque international du chapitre français de l'ISKO organisé à Lyon en juin 2009. Cet ouvrage s'intéresse à la manière dont les processus collaboratifs relevant de l'intelligence collective s'articulent avec l'organisation des connaissances à travers entre autres les communautés virtuelles, les réseaux sociaux et les communautés de pratiques, les pratiques actuelles en matière d'indexation (indexation sociale vs indexation contrôlée), la recherche collaborative partagée, usages et pratiques des dispositifs numériques de travail. -
Enjeux, tensions et transition vers les communs éducatifs : pratiques enseignantes de partage et de collaboration Dans le champ éducatif, les réflexions autour des « communs numériques » sont au coeur de démarches relatives aux pratiques de productions de ressources éducatives afin de nourrir une transition vers les communs éducatifs. La Forge des Communs Numériques Educatifs (FCNE), lancée en mars 2024, entend promouvoir la création et le partage de ressources éducatives libres via une plateforme collaborative. Cependant, l'adoption reste faible pour des enseignants éloignés des forges logicielles, outils principalement conçus à des fins de développement informatique. Le travail présenté s'inscrit dans le cadre d'un GTnum et vise à accompagner la transition des pratiques enseignantes existantes pour y intégrer la FCNE en proposant un design d'interfaces accessibles à un public à priori éloigné des forges logicielles. Notre étude explore les pratiques actuelles de partage et de collaboration des enseignants afin de proposer un accompagnement vers l'utilisation de la FCNE. https://omeka1.ethibox.fr/admin/item/595/edit# -
Dispositifs wikis dans les systèmes de publication collective : contours d'une malléabilité éditoriale Cet article présente l'emergence des wikis comme dispositifs de publication collectifs. Il rappelle comment ils s'inscrivent dans une évolution des modèles de publications sur le web à partir des expériences éditoriales du web statique et du web dynamique. De ces deux grandes familles éditoriales, les caractéristiques des wikis sont précisées pour rendre compte de la singularité de ce système, notamment quant à la validation a posteriori des contributions contrairement au système de gestion de contenus (CMS) régulés a priori. La multiplication des wikis est rapprochée du succès de wikipédia dont on propose une analyse de la réussite. Leur utilisation des wikis par plusieurs webmasters, que nous avons interrogé, montre que ces systèmes sont utilisés pour assouplir les procédures de publications collectives à la fois sur l'adoption d'une posture éditoriale consensuelle inspirée marquée par une culture « du libre » et la persistance de formes d'utopie d'Internet basées sur la transparence. Sans présumé de la stabilisation des usages wikis, cet article interroge les procédures de publications et la recherche empirique des acteurs du web pour trouver des modèles alliant qualité formelle et légitimité des contenus en assouplissant au maximum les techniques éditoriales et en ajustant les schémas de validation. -
Désaccords et conflits dans le Wikipédia francophone Cette étude propose d'étudier l'un des plus gros succès du Web 2.0 : l'encyclopédie Wikipédia qui fête aujourd'hui ses 15 ans. Cette encyclopédie collaborative qui rassemble des milliers de contributeurs à travers le monde a donné lieu à de nombreuses études et projets de recherche qui ont permis de saisir différents aspects de son fonctionnement, sa gouvernance ou encore des processus d'écriture collaborative à l’œuvre dans les articles (cf. Ferschke et al., 2013, Kallass, 2013, Storrer, 2013a). Elle a également été l'objet de nombreuses études en Sciences sociales sur la notion de conflit (cf. Kittur & Kraut, 2008, 2010, Auray et al., 2009, Jacquemin et al., 2008a, 2008b; Sumi et al., 2011, Borra et al., 2014). Cependant, Wikipédia reste encore peu observée par les études en linguistique, certainement du fait de la complexité de l’objet, qui multiplie les versions, les types de pages et les genres textuels ; et lorsqu’elles s’y intéressent, elles se focalisent sur les articles plutôt que les pages de discussions. La présente proposition prend pour objet les pages de discussion autour des articles et s’intéresse spécifiquement à l’expression du conflit et du désaccord dans Wikipédia : comment les Wikipédiens expriment-ils leurs (dés-)accords ? Comment passe-t-on du conflit au désaccord dans une page de discussion Wikipédia ? Le conflit et le désaccord sont-ils associés à des formes discursives spécifiques ? -
Des processus aux pratiques : quels modèles informationnels pour analyser l’accès à l’information en contexte professionnel ? Cet article s'intéresse à l'évolution des modèles visant à rendre compte des "pratiques informationnelles" en contexte professionnel. La première section présente quelques modèles issus des sciences de l'information et représentatifs des deux courants, « process-oriented » et « contextuel ». La seconde partie présente un courant de recherche issu des sciences de la gestion et du management qui vise à analyser les pratiques informationnelles des décideurs d'entreprises en contexte de veille stratégique afin de les aider à améliorer leur manière de rechercher et de traiter l'information. -
Approche informationnelle pour la prise en compte des contextes d'usage dans la conception d'outils de travail collaboratif assisté par ordinateur Le point de vue du constructivisme social sur les phénomènes techniques amène à adopter une vision duale, orientée à la fois sur les controverses sociales et techniques déployées autour des projet d'innovation et à la fois sur la construction des usages de la technique. Notre thèse pose la question de la place de l'information, à travers les pratiques, les supports et les dispositifs informationnels construits par les acteurs, dans les controverses desquelles émergent l'objet technique, dans notre cas, les outils de travail collaboratif assisté par ordinateur. Les pratiques informationnelles des concepteurs et les dispositifs d'information mis en oeuvre au cours du processus de spécification de TIC leur permettent-elles d'intégrer le contexte socio-organisationnel d'usage au cours de la conception ? Quels sont les conditions dans lesquelles les connaissances, participant à élaborer un modèle de l'usager, se construisent ? Comment les logiques de conception / production rencontrent et affectent les logiques d'usage et d'appropriation ? -
Annotation : attention, association, contribution Nous nous intéresserons particulièrement ici aux situations dans lesquelles les documents sont des supports à la coordination d'un collectif distribué engagé dans une activité commune finalisée. Dans ces contextes, le document apparaît comme un ensemble de fragments portés par des auteurs divers et dont le contenu final reste largement indéterminé alors même que sa circulation rapide lui fait déjà jouer un rôle majeur d'information, d'aide à la décision et de preuve. La notion de « Documents pour l'Action » (DopA) [ZAC 04], [ZAC 06a] vise à rendre compte de la diversité des pratiques coopératives centrées sur le document et du rôle particulier qu'y jouent les annotations. Ces pratiques sont très diverses et vont du domaine de la médecine [BRI 03] aux pratiques informationnelles des chercheurs [BEN 03], en passant par la coopération autour de plans dans le domaine de la conception [GUI 05]. Elles suscitent des projets de conception variés : nouvelles fonctionnalités logicielles pour la gestion collective des annotations, promotion de standards, etc. Cette présentation de la documentarisation et du DopA nous permettra de comprendre le rôle essentiel que jouent les annotations dans la coopération médiatisée par ce type de documents. Mais nous utiliserons ici le terme d'annotation pour désigner au moins trois catégories différentes d'inscription correspondant à trois types d'annotations, les annotations attentionnelles, les annotations-associatives et les annotations contributives. Ce faisant nous élargirons assez considérablement l'acception donnée au terme d'annotation par rapport à son usage usuel désignant un contenu textuel secondaire associé à un passage textuel principal, pour désigner toute forme d'ajout visant enrichir une inscription ou un enregistrement pour attirer l'attention du récepteur sur un passage ou pour compléter le contenu sémiotique par la mise en relation avec d'autres contenus sémiotiques pré-existants ou par une contribution originale. Cette extension donnée au sens du terme d'annotation est pour partie la conséquence des usages terminologiques associés à la gestion collective des documents sur le Web où le terme d'annotation peut désigner aussi bien le fait de surligner un passage, le rajout d'une balise sémantique permettant le classement du document (« taguer »), ou la rédaction d'un commentaire associé à un texte en ligne.